Orchestre à Vent de Niort

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>>  NOTRE ORCHESTRE / Les instruments

Un Orchestre d’Harmonie est un ensemble regroupant les instruments de la famille des bois, des cuivres, et des percussions.

LA FAMILLE DES BOIS



La Flûte Traversière

La flûte est sans doute le plus simple et, par là, le plus ancien des instruments à vent. Le son y est produit directement par le souffle du musicien qui, en se brisant sur le biseau de l’embouchure, met en vibration la colonne d’air contenue dans le tube de l’instrument. Il en existe de nombreuses variétés, de différentes tailles, avec ou sans bec, en bois ou en métal, droites ou “traversières”, tenues sur le côté. Dotée au XIXe siècle par Theobald Bœhm d’un ingénieux système de clefs, la flûte traversière moderne est capable d’une grande agilité. Sa sonorité lumineuse apporte à l’orchestre d’harmonie douceur, grâce et élégance.


Le Piccolo

Héritier du fifre militaire, le piccolo - ou petite flûte - est probablement l’instrument à vent le plus ancien de l’orchestre d’harmonie. Il en est aussi le plus aigu, sonnant à l’octave supérieure de la grande flûte et doté du même mécanisme à clefs, mais d’un timbre plus incisif.S’il est le seul que le musicien puisse emporter dans sa poche, il ne passe pas pour autant inaperçu ! Ses trilles et ses envolées dominent l’orchestre avec brio et gaieté. Mais il peut aussi, parfois, jouer sur un registre plus sensible.



La Hautbois

Le son du hautbois est produit par la vibration de deux fines lamelles de roseau réunies par une ligature, constituant l’anche double que l’instrumentiste serre entre ses lèvres et traverse de son souffle. C’est par excellence le “chanteur” de l’orchestre, habitué des belles phrases bucoliques. Mais il est aussi capable de vivacité et sait adopter le ton agreste de quelque danse villageoise. Il en existe en Languedoc une variante populaire, au mécanisme plus rudimentaire et à la justesse parfois approximative mais dotée d’une anche beaucoup plus large qui lui confère une sonorité puissante et pénétrante.

La Clarinette

La clarinette est véritablement l’âme de l’harmonie, dans laquelle elle est présente en nombre et tient le rôle du violon de l’orchestre symphonique. L’étendue de sa tessiture et la souplesse de son mécanisme autorisent toutes les virtuosités. Son expressivité et le moelleux de son timbre en ont fait l’instrument favori des compositeurs romantiques, mais le jazz a su également tirer parti de ses larges possibilités. Si la clarinette en si bémol est la plus répandue, il existe également une petite clarinette en mi bémol, à la sonorité mordante, utilisée surtout dans la musique militaire, une clarinette en la un peu plus grande, une clarinette alto et une clarinette basse, ces deux dernières étant pourvues d’un pavillon métallique recourbé comme celui des saxophones.


La Clarinette Basse

Perfectionnée par Adolphe Sax dans les années 1830, la clarinette basse fut introduite à l’orchestre par Meyerbeer dans son opéra Les Huguenots (1836). Sonnant à l’octave inférieure de la clarinette en si bémol, elle est pourvue comme elle d’un corps en bois (grenadille) mais, comme les saxophones, d’un pavillon métallique recourbé vers le haut. Capable de procurer à l’harmonie des basses d’une extrême douceur, son timbre parfois étrange ou inquiétant est souvent exploité dans un registre dramatique.

Le Basson

Instrument à anche double, comme le hautbois, le basson est formé de deux branches d’érable ou de palissandre réunies par une culasse métallique en forme de U. L’anche est reliée à la branche descendante par un tube en métal recourbé appelé “bocal”. La branche ascendante se termine par un tuyau faisant office de pavillon, dirigé vers le haut, le “bonnet”. Il existe deux types de bassons : le basson français (photo) et le basson allemand (aussi appelé “fagott” par allusion à ses deux branches reliées), ce dernier, au timbre plus rond et au mécanisme réputé plus fiable, tendant à s’imposer aujourd’hui dans la plupart des orchestres. Il constitue la basse des instruments de petite harmonie mais ses possibilités expressives dans les registres medium et même aigu lui donnent parfois un rôle de soliste.


Le Saxophone

Dus à l’ingéniosité du facteur Adolphe Sax qui leur a donné son nom, ces instruments à anche simple - comme la clarinette - mais au corps en métal, composent une famille homogène : saxophone soprano (le seul à n’avoir pas le pavillon recourbé), alto, ténor, baryton (il existe aussi un saxophone basse moins usité). Si leur timbre magnifique triomphe dans le jazz, ils s’intègrent aussi merveilleusement dans l’orchestre d’harmonie où ils remplacent les cordes graves (altos et violoncelles) des formations symphoniques.

LA FAMILLE DES CUIVRES



Le Cor

Évolution de l’olifant, de la trompe de chasse et du cor naturel utilisé à l’orchestre jusqu’au début du XIXe siècle, le cor d’harmonie actuel est, le plus souvent, un double cor, réunissant deux tubes enroulés en un labyrinthe de circuits commandés par des pistons ou palettes et muni d’un pavillon largement évasé. À la différence des autres instruments de la famille des cuivres, l’embouchure est pourvue d’une cuvette conique et les pistons sont actionnés de la main gauche, la main droite du musicien pouvant obturer partiellement le pavillon pour produire des sons “bouchés” au timbre mystérieux ou, au contraire, le libérer pour permettre des sons “ouverts” plus cuivrés. Cette remarquable variété de timbres et leur grande richesse harmonique, les effets de lointain et d’écho sans équivalent dans la palette orchestrale, sont abondamment employés par les compositeurs dans le répertoire symphonique ou lyrique et les musiques de films.


La Trompette

La trompette est, de tout temps, l’instrument royal des fanfares éclatantes et des sonneries guerrières ou triomphales. Comme dans tous les instruments de la famille des cuivres, ce sont les lèvres du musicien posées contre l’embouchure qui font office d’anches et mettent en vibration la colonne d’air, leur degré de pression permettant de produire la série des harmoniques naturels. L’adjonction des pistons a permis à la trompette d’harmonie d’exploiter avec autant de bonheur son timbre à la fois clair et chaleureux dans un registre mélodique. Différents types de sourdines élargissent encore ses possibilités expressives.




Le Bugle

Sa perce conique confère au bugle un son plus doux et plus rond que celui de la trompette, propice aux emplois mélodiques et aux parties de contre-chant. Le clairon militaire, employé aux sonneries d’ordonnance, en est un équivalent sans pistons.

Le Trombone

Lointain descendant des buccins de l’Antiquité et, plus directement, des sacqueboutes de la Renaissance, le trombone a hérité de ces dernières le principe simple mais astucieux de la coulisse télescopique, dont sept positions permettent, combinées avec les harmoniques naturels, d’obtenir tous les sons de la gamme chromatique et qui autorise de spectaculaires effets de glissando. Il existe en différentes tailles, le trombone ténor étant le plus couramment employé. Le trombone à pistons, à l’intonation incertaine et au timbre plus ingrat, est aujourd’hui moins utilisé. Sa sonorité puissante et majestueuse se prête à de nobles polyphonies, aux fanfares héroïques où elle est capable de dominer tout l’orchestre, comme aux récitatifs plus intimistes, avec ou sans sourdine.

Le Baryton

L’Euphonium

Le baryton appartient, comme le bugle, à la famille des saxhorns, perfectionnés au XIXe siècle par Adolphe Sax. Sa sonorité veloutée tient le milieu entre le trombone et le cor. Son cousin l’euphonium (ou tuba ténor), d’origine anglo-saxonne, s’en distingue par une taille un peu plus grande, une perce plus large qui accentue le moelleux de son timbre et l’adjonction d’un quatrième piston qui facilite l’émission de certaines notes graves. Il peut, au besoin, tenir le rôle de basse. Typiques des formations d’harmonie, ces instruments moins connus du grand public donnent consistance et profondeur à l’orchestre où ils peuvent aussi être traités en solistes.


Le Tuba

La contrebasse à vent est l’équivalent en si bémol (il existe aussi une contrebasse en mi bémol un peu moins grande, jadis appelée “bombardon” dans les formations militaires) du tuba en ut (ou en fa), plutôt employé dans l’orchestre symphonique. Sa sonorité ample et profonde procure une admirable assise harmonique à l’ensemble des vents. Contrairement aux apparences, le tuba n’est pas “lourd” musicalement : il est même capable d’une surprenante agilité, parfois exploitée dans un registre humoristique. Son tube enroulé en spirale, permettant à l’instrumentiste de le porter plus commodément dans les défilés, donne naissance à l’hélicon, au timbre plus rude, dont le soubassophone ou sousaphone (en référence au célèbre compositeur de marches américain John Philip Sousa) est une variante à pavillon frontal.


LA FAMILLE DES PERCUSSIONS



Les Percussions

Autre famille composant l’orchestre d’harmonie, les percussions réunissent une diversité d’instruments quasi illimitée : caisse claire, tambours de différentes tailles, grosse caisse, timbales, cymbales, xylophones et métallophones auxquels s’ajoutent une multitude d’accessoires (triangle, tambourin, cloches, gongs, castagnettes, maracas, fouets…). Elles exigent des instrumentistes un sens rythmique et une précision sans faille et, parfois, une véritable virtuosité. Outre leur rôle rythmique, elles amènent une grande variété de timbres aux effets tour à tour spectaculaires, insolites ou pittoresques.


Orchestre à Vent de Niort

Siège Social - Maison des Associations

12 rue Joseph Cugnot - 79000 NIORT

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